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Prends ça !!!

Une semaine que j'attends ce moment !

Sept longues journées à regarder pendules, horloges, minuteurs, calendriers, agendas !

168 heures de palpitant affolé.

10 080 minutes à souffrir en regardant le compte à rebours qui s'égraine inlassablement à un rythme si mou que tu voudrais le doper, lui filer des vitamines, juste pour que le zéro s'affiche plus vite.

Putain, c'est long, tu n'imagines même pas !

Et encore long, c'est pas assez long pour décrire comment c'est long !

Hier soir, s'était le summum de la douleur !

Tu te couche pas trop tard en te disant qu'avec un peu de chance tu vas pas avoir l'air trop fripouilloux, que c'est une façon de mettre toutes les chances de ton côté !

Là, commence une nuit qui n'en finit pas !

Tu te tourne et te retourne aussitôt parce qu'avec ta jambe à la con tu ne peux dormir que d'un seul côté.

Tu ferme les yeux, tu essayes de rêver ce moment que t'as attendu, attendu, attendu et encore attendu !

Et rien n'y fait, t'arrive pas à pioncer !

Il est 1h00 du mat, c'est le radio-réveil qui te le dit !

Tu refermes les yeux, histoire de pas continuer à regarder le compte à rebours !

Et tu t'endors toujours pas !

Il est 3h00 du mat, c'est encore et toujours le radio-réveil qui te balance ses chiffres lumineux à la tronche !

Et ça dure, ça dure !

Il est 4h30 du mat, oui, c'est toujours le même qui claironne dans le noir !

Tout d'un coup tu sursaute parce que ça gueule dans tes oreilles !

Tu as fini par t'endormir, sans t'en rendre compte, mais t'es motivé comme pas possible, alors tu fonce à la salle de bain, histoire de faire ce que tu peux pour masquer au mieux la tête dans le cul qui a faillit te faire avoir une attaque quand tu l'as entre-aperçu dans la glace, imagine si tu l'avais regardé de près !

Bon, tu peux pas faire mieux, t'as pas le choix et puis le temps avance, le compte à rebours n'a jamais été aussi proche du zéro.

Ton palpitant est tellement en ébullition que tu te demande s'il ne va pas exploser, ou sortir d'un coup de ta poitrine pour aller s'étaler en charpie sur le pare brise de la voiture.

T'as quelques minutes d'avance, le parking n'est pas encore ouvert !

Mais qu'est-ce qui fout l'employé municipal chargé d'ouvrir cette putain de porte ?

Ah ! Le voilà enfin !

La porte se soulève, laissant apparaître la pente qui s'enfonce sous l'immeuble un peu comme si l'on ouvrait la porte de l'espoir qui te fera sortir de ce tunnel dont tu ne vois pas le bout depuis si longtemps.

T'es tellement excité qu'il te faut t'y reprendre au moins à 3 fois pour garer ta voiture correctement et pas bloquer 2 places.

Ca y est !

Le bruit fatidique du frein à main vient de retentir, t'es garé !

Plus que quelques instants et ce baiser magique, va enfin voir sa conclusion vers une éternité de bonheur et de joie.

Tu regarde à droite à gauche, il y a bien eu quelques voitures mais pas la bonne !

Enfin, je crois, vu à quel point j'ai été doué pour garer ma voiture.

Pour être sûr, tu sors le chariot, tu ferme la voiture et tu avance vers la deuxième partie du parking celle de l'autre coté du mur.

Non ! C'est bon, il n'est pas encore arrivé !

La position idéale c'est devant l'entrée du sas qui mène à l'ascenseur, allez hop en position !

Soudain, une voiture approche, se gare à quelques mètres de là où tu as posté ton corps pétri d'angoisse pour épier tout ce qui passe dans le parking.

L'espoir grandit, ton cœur est sur le point d'exploser et toi de péter une durite.

Tu entends le frein à main de la voiture, tu regarde, tu attends que la porte s'ouvre, tu espère que c'est lui.

Ton visage doit être tordu des contorsions de ta mâchoire qui n'arrête pas de te bouffer l’intérieur des joues.

Et là, tu sens comme un relâchement, comme si plus rien n'existait, parce que tu le vois !

Il est toujours aussi beau, il rayonne !

Il sort son chariot !

Il referme la porte de sa voiture !

Il appuie sur le bouton de sa clé pour que les portes se ferment !

Ton esprit se met à t'imaginer courant vers lui sur une plage de sable blanc, bras en avant écartés, lui se mettant aussi à forcer la cadence pour que dans quelques mili-instants nous nous retrouvions dans les bras l'un de l'autre, lèvres contre lèvres.

Heu ! t'es dans un parking chéri ! Un peu de décence  !

Il avance vers moi !

Il n'est plus qu'à quelques pas !

Je dois arborer le sourire le plus niais que j'ai dans ma collection !

Lui, sourit aussi !

Il ouvre la bouche !

"Salut Maxivirus !"

"Heu ! Salut Jérémie !"

Allez fais les deux pas qu'il te manque, prends moi dans tes bras et embrasse-moi !

"Je te présente Michelle ...

... ma femme ! ".


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C
l'enfoiré.......je suis sur le cul.... n'ayons pas peur des mots...p'tain, l'enfoiré...
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J
Aie aie cette dernière phrase a le don de refroidir toutes les ardeurs et tous les espoirs
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