Cet après-midi, enfin l'après-midi du jour je suis en train d'écrire, parce que quand vous lirez ça, y'aura déjà un bail que ça se sera passé.
Faut bien que j'anticipe au cas où, je ne pourrais pas vous chatouiller les rétines avec mes mots doux pendant mes vacances, vu que pour l'instant, toujours pas de réseau correct annoncé et qu'en plus, je pense fortement à aller me foutre un cancer de la peau en lézardant dans les dunes de Saint Pierre La Mer.
Parce que figurez-vous que c'est le coin où les garçons qui aiment les garçons aiment aussi à se balader tout nu.
Je sais bien que moi tout nu dans la vitrine, c'est plutôt genre produit niche avec clientèle parsemée et pas forcément addict à la dépense sans réfléchir, mais on ne sait jamais et puis au moins je pourrais me rincer l’œil et faire pâlir de jalousie les bloggueurs au teint pâle à la prochaine bloggobouffe.
D'ailleurs, en parlant des dunes ça me rappelle, un souvenir de quand j'ai commencé à avoir des envies que je ne comprenais pas (Si vous ne comprenez pas à quelle période de ma vie je fais référence, je vous recommande les annales du Virus, sur la planète précédente, parce que tout y est expliqué).
Nous étions à la plage en famille, moi allongé sur le ventre et le nez plongé dans un bouquin, j'entretenais ainsi le hale de mon joli dos poilu.
J'ai à un moment relevé le nez et je me suis retrouvé en plein dans l'axe de mes rétines avec l'entrejambe d'un très beau garçon, dont les genoux s'amusaient à imiter un éventail et qui par la largeur excessive de sa jambe de short, m'exposait à intervalles réguliers une partie de son anatomie plutôt généreuse et que je qualifierais aujourd'hui de très alléchante.
J'étais comme subjugué par le panorama et ne le quittais pas des yeux.
Il du s'en apercevoir puisqu'à un moment il arrêta de remuer son éventail pour le laisser en position "grand ouvert" et qu'il m'adressa même un sourire.
Vu l'époque à laquelle ceci s'est passé, j'ai du avoir les joues empourprées, je me suis senti assez mal pour vouloir me retourner mais je me suis heureusement aperçu suffisamment tôt qu'il ne m'était pas possible de changer la face d'exposition de mon corps sans que cela ne génère une poussée de honte encore plus forte que celle que je subissais déjà.
J'ai donc opté pour une nouvelle plongée dans mon livre, avec je l'espère très discrètement quelques regards vers l'entrejambe qui continuait à rester totalement accessible à mon voyeurisme.
Soyez rassurés, si cela m'arrivait maintenant, je saurais faire le nécessaire pour pouvoir me relever dignement et me diriger vers le propriétaire exposant pour carrément lui demander ses intentions (Nan ! Je ne lui demanderai pas de m'épouser ! Enfin, pas tout de suite en tout cas !).
Mais, je m'égare, revenons-en à l'après-midi où je suis en train d'écrire.
Donc, aujourd'hui le Virus se doit de mettre sa casquette de papa génial, pour emmener le nouveau majeur faire quelques courses vestimentaires.
Nous voilà donc partis pour la gare afin de rejoindre Montparnasse.
Je vais une fois de plus faire un détour pour souligner le professionnalisme de nos services publics qui annoncent fièrement qu'un train va passé sans s'arrêter et qu'il faut se reculer, ce qui au demeurant est plutôt prévenant, sauf que le train s'arrête et que si tu ne le prends pas t'es bon pour attendre le prochain 20 minutes plus tard.
Je précise à toutes fins utiles que bien sûr ce fameux train dans lequel il nous faut monter de toute urgence, n'est bien évidemment pas annoncé ! Normal, il ne s'arrête pas, tu dois le prendre en marche !
Bref, n'étant pas seul pour le trajet, je ne prends pas la peine d'emporter mon MP3, vu qu'en voyageant à 2 on va surement se dire plein de trucs.
En bon papa gentil tout plein, je tente de lancer quelques sujets de conversation, mais le jeune majeur, n'a de cesse de renvoyer systématiquement la balle en touche, sur un ton à la limite de l'agacement.
Là, tu te dis, ben voilà, maintenant tu sais ce que c'est le fossé des générations !
Je pourrais prendre cette conclusion pour acquise, mais comme le Virus a la foutue manie d'essayer de réfléchir deux secondes, je me dis que non, ça doit pas être ça, vu que je suis en contacts avec de nombreux jeunes et qu'ils nous arrivent fréquemment de discuter de tout et de rien.
Je me sens donc dans l'obligation de trouver une autre cause à cette volonté de ne pas pipeletter avec papa.
Peut être s'agit-il d'une sorte de gêne à parler de choses personnelles !
Là, le Virus tu tiens une explication qui tient la route, tu peux être fier de toi !
Sauf que, de tous les jeunes avec lesquels je suis en contact, il n'y en a que très peu avec lesquels je n'ai pas discuté de leur problèmes personnels, je les écoute, je les rassure comme je peux, j'ai la chance qu'ils me fassent confiance à tel point que j'en sais surement plus sur leur intimité que leurs propres parents, et c'est pour moi une grande fierté que de leur permettre de regarder leurs problèmes sous un angle différent qui les aide bien souvent à relativiser !
Je ne sais pas et je crois que je ne le saurais jamais, pourquoi ils m'accordent cette confiance, ni ce qui les poussent à se livrer à moi, mais une chose et sûre, il n'y a rien qui ne me fait plus plaisir que lorsque l'un d'entre eux arrive à passer le cap difficile auquel il est confronté.
Et là la solution m'est apparue !
Ce n'est pas la différence d'âge qui pose problème, mais le lien de parenté qui nous unit.
Alors j'espère seulement que mon fils a la chance d'avoir un adulte pas trop con avec qui parler de ce qui le turlupine et qui comme je le fais moi avec ceux qui le veulent, est capable d'écouter, de comprendre, de ne pas juger et de l'aider à y voir plus clair.