Dans les saunas gays enfin surtout au Sun (Ca doit être pareil dans d'autres saunas parisiens, mais je n'ai pas eu l'occasion de tous les tester), il existe un type de clientèle assez particulier, que l'on afflige du sobriquet peu flatteur mais très révélateur de "Petites Pétasses Parisiennes" (Oui, ce sont des garçons avec quéquette intégrée ! Je vous l'ai déjà dit c'est un sauna que pour les garçons !).
Pour la majeure partie, ils sont plutôt mignons, voir carrément plus que mignons, voir carrément plus que super mignons, voir carrément top craquants, jeunes, superbement bien foutus et quand la nature les a bien gâtés, ils le montrent en utilisant leur serviette pour se décorer l'épaule.
Pris individuellement, ce sont des garçons comme les autres, mais quand ils sont en groupe, ce qui est le plus fréquent, l'effet "je deviens un crétin quand il y a les copains et il faut que l'on se fasse remarquer" est immédiat (l'effet crétin avancé dès qu'on est en groupe est aussi valable pour nombre de personnes, mais bon, là on restreint l'étude au groupe précédemment cité).
Donc, le but est de se faire remarquer, en hurlant façon chatte en chaleur, en aguichant à coups de "chéri" et même pour les plus téméraires d'une caresse, tout ce qui bouge et plus précisément ceux qui ne sont pas jeunes, beaux, minces et imberbes, justement parce qu'on est pas la pour qu'ils nous baisent, mais pour rigoler.
Donc on glousse, on se trémousse du tortillard, on se moque de ceux qui ne sont pas comme nous en rigolant et en les pointant du doigt, on se débrouille pour être super distingués en fait.
Quelques fois, dans la troupe de joyeux drilles, il y a même un soliste en guest star, celui qui a assez de couilles pour haranguer le passant en lui balançant une vanne qui va faire marrer les potes comme des dindes dans une basse cours.
C'est en général, le seul qui a potentiellement une chance d'utiliser une cabine, (encore faut-il qu'il en ait envie et qu'il soit dans de suffisamment bonnes dispositions pour trouver chaussure à son pied), cabine que l'on pourra aisément repérer par la troupe en stationnement devant la porte et attendant la sortie du héros.
J'ai cette chance incroyable de faire partie, de par mon physique exceptionnel et que tous garçons envient et qui en plus les excitent comme des fous, des cibles idéales pour leurs plaisanteries de bas étages et absolument pas drôles, mais que tous ils se doivent de rire parce que c'est le chef qui la faite.
Vous connaissez tous mon goût pour les jeux de mots (Qui a dit pourris ? Oui, c'est vrai, mais c'est pas une raison pour le faire remarquer, je sais très bien le faire remarquer moi-même !) et l'âge aidant à passer outre toute timidité (Enfin pas toutes quand même, faut pas pousser papi dans les orties !), vous imaginez bien qu'avec en plus mon sens aigu du spectacle et de la bouffonnerie, je me fais un malin plaisir à les coller aux murs, mais sans les mains (Nan, Mademoiselle n'intervient pas non plus dans la manoeuvre !), pour leur faire fermer le clapet.
Le plus drôle c'est que lorsque le champion de l'équipe a le malheur de me choisir pour cible, une fois qu'il s'est fait claquer le beignet, à chaque fois que je croise la troupe en vadrouille dans les couloirs, le silence se fait immédiatement (Ca doit être mon côté méchant qui les impressionne).
Donc il ne faut pas hésiter à les remettre à leur place poliment mais fermement, histoire de leur donner un minimum d'éducation.
Ce qu'il y a de formidable avec ces troupeaux, c'est que lorsqu'ils vous voient avec un garçon jeune, beau, mince et imberbe, ils en bavent de jalousie et vous regarde avec envie, parce que forcément vu ta tronche et ton physique, tu t'es fait le playboy que parce que t'es le coup du siècle et que t'es monté comme un âne géant au pays des liliputiens (Je me demande si la prochaine fois que j'ai cette chance de les rendre jaloux, je n'aurais pas intérêt à proposer une cabine au chef de la meute !).